Mégalithes cachés :

les menhirs

 

Effilés ou trapus, discrets ou gigantesques, ils veillent, sentinelles silencieuses.

A l'inverse des dolmens, les menhirs demeurent des monuments mégalithiques dont la signification profonde n'est pas identifiée. La plupart des préhistoriens s'accordent pour leur reconnaître une fonction cultuelle. Les alignements (dont certains sont estimés à 10000 pièces) tendent à étayer cette hypothèse. Il en va de même de certaines perforations ou des formes phalliques qui évoquent des rites solaires ou des cultes de la fécondité.

Menhirs totemiques sur le Causse Méjean (à gauche et au centre) et près de Blandas dans le Gard.

L'association à des sépultures a parfois pu être établie (alignement vers un dolmen). Il faut toutefois rester prudent et se rappeler qu'un grand nombre de mégalithes (dolmens et menhirs) ont disparu. Dès l'époque romaine, ils ont été utilisés pour empierrer les routes, pratique qui s'est poursuivie jusqu'au XXième siècle. L'extension des cultures a également contribué à la disparition des mégalithes. Enfin, les religions dominantes se sont parfois employées à faire disparaître des sites où demeuraient attachés des rites païens.

Imposant menhir phallique dressé sur de vieilles moraines, près de Campoussy dans les Pyrénées Orientales.

Alignement de trois petits menhirs sur le Causse Méjean

De plus, l'apparence des menhirs ne peut que s'être modifiée au cours des millénaires. Il suffit de songer à l'état de dégradation de certains monuments qui n'ont que quelques siècles pour se convaincre des altérations qu'a pu subir un menhir vieux de trois à quatre mille ans.

Autre menhir phallique sur le Causse Méjean

Beaux menhirs des Monts de Blond : la pierre à cupules d'Arnac, le menhir du Pic  et celui de Ceinturat.

Enfin, d'autres fonctions possibles ont été proposées : commémoration d'événements particuliers, marquage de chemins et de lieux de passage privilégiés, points de repère...

Menhirs de Costeguizon et de Mas Saint-Chely (à droite) sur le Causse Méjean. 

La pierre dite "des deux évêques" près de Meyrueis en Lozère. 

Pour terminer, on peut remarquer que l'érection de monuments verticaux et effilés n'est pas réservée à la période mégalithique : les obélisques, colonnes et clochers édifiés tout au long de l'histoire humaine sont là pour en témoigner.

 

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Copyright Claire et Robert Belmas

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